portail fer forge

Comment choisir et entretenir un portail en fer ?

On ne sait pas qui a inventé le portail. Ce qui est certain, c’est que depuis l’époque des Babyloniens, les hommes l’utilisent pour défendre, protéger et séparer, en permettant aux personnes, aux marchandises et aux véhicules d’entrer et de sortir de l’intérieur vers l’extérieur d’une zone fermée ou clôturée.

Les caractéristiques du portail en fer

Aujourd’hui, bien qu’il existe également des matériaux tels que le PVC et l’aluminium, le portail en fer est en fait la norme, grâce à un certain nombre de facteurs :

  • la longévité, le fer étant un matériau solide et résistant
  • la ductilité, compte tenu de la polyvalence du matériau, qui permet une grande liberté de traitement et une variété presque infinie de formes et de décorations
  • la capacité de résister aux agents atmosphériques et, grâce à la galvanisation, également à la corrosion galvanique
  • la stabilité même en présence de vents forts, de grêle et de phénomènes météorologiques extrêmes
  • indéformabilité et résistance à la chaleur : la grille en fer ne s’enflamme pas et, avec un point de fusion à 1538°C, elle peut conserver sa forme même si elle est exposée à une source de chaleur continue.

Le système d’ouverture

Autrefois uniquement manuelle, l’ouverture et la fermeture sont de plus en plus souvent confiées à un mécanisme électrique, actionné par des interrupteurs et/ou des télécommandes. Voir à ce propos, comment choisir un portail pour sa maison.

Il n’est pas rare que le système électrique soit accompagné d’un mécanisme de fermeture temporisée, de sorte que la porte se ferme d’elle-même.

L’installation de capteurs photoélectriques spéciaux (cellules photoélectriques) permet également de bloquer ou d’inverser le mouvement, ce qui évite que le portail en fer ne heurte ou n’endommage les objets et les personnes qui passent pendant les phases d’ouverture et de fermeture.

La structure : pleine ou vide

On parle de structure complète quand on ne peut pas regarder à travers.

La structure vide est plutôt caractérisée par des éléments verticaux et horizontaux, des ouvertures et des décorations.

L’ouverture à charnière ou à coulisse

Les deux peuvent être manuels ou électriques et pleins ou vides. Dans le cas d’un portail battant, le ou les vantaux peuvent s’ouvrir vers l’intérieur ou vers l’extérieur (la première solution est la plus courante). Il est préférable qu’il y ait suffisamment d’espace libre devant ou derrière la porte.

L’ouverture des vantaux coulissants, en revanche, se caractérise par des ailes (généralement une seule) qui se déplacent horizontalement le long d’un rail spécial. C’est préférable si vous disposez d’un espace latéral suffisant. Cela permet de gagner de l’espace dans la zone située immédiatement à l’intérieur de la porte et évite d’avoir à ouvrir vers l’extérieur.

D’autres avantages sont la plus grande répartition du poids et, en général, la présence d’un seul mécanisme automatique, qui réduit de moitié le risque de défaillance par rapport à un portail à deux vantaux.

La structure monobloc

Contrairement à la structure traditionnelle – qui est généralement fixée aux murs et aux colonnes – la structure monobloc se développe à l’intérieur d’un élément de support qui intègre les colonnes et une longue poutre horizontale souterraine.

Les colonnes peuvent éventuellement être revêtues. Le monobloc peut être appliqué aussi bien aux portails à charnières qu’aux portails coulissants et offre une plus grande stabilité.

Le portail en fer forgé

Il a toujours été le portail le plus recherché, notamment pour sa valeur esthétique. Le fer forgé est obtenu à partir d’un travail particulier du fer à chaud et est utilisé depuis longtemps dans le domaine du bâtiment en raison de sa longévité et de sa résistance.

Les possibilités, en termes de formes et de décorations, sont pratiquement infinies et permettent d’avoir des styles allant du plus traditionnel au plus moderne (plus d’infos).

Si ils sont bien entretenus, les portails en fer forgé peuvent durer éternellement.

L’union des différents matériaux

Suivant les tendances du design, il existe de plus en plus de portails communs qui impliquent l’union de différents matériaux : les structures en fer sont jointes à des panneaux de fer galvanisé couplés à des panneaux de tôle, mais aussi d’aluminium, d’acier, de verre et éventuellement de bois.

Le principal ennemi du portail en fer : la rouille

Oxygène et eau, tels sont les “ingrédients” qui favorisent l’apparition de la rouille, un composé spontané composé d’oxydes de fer hydratés et de carbonates de fer basiques.

Étant donné l’impossibilité pratique d’éviter que son portail ne soit en contact avec la pluie et l’humidité, il est nécessaire d’intervenir avant et, éventuellement, après l’apparition de la rouille. Certaine gamme de finitions extérieures sont déjà traitées à l’antirouille. Il s’agit d’un apprêt à séchage rapide qui peut être appliqué sur du fer neuf ainsi que sur du fer rouillé ou déjà peint.

Dans le cas du fer neuf, la surface doit d’abord être complètement nettoyée des traces de graisse, puis appliquée. Vous pouvez ensuite utiliser les émaux mats à base d’eau, disponibles en plusieurs couleurs.

Si, par contre, vous avez affaire à du fer rouillé, commencez par poncer la surface avec une brosse d’acier ou du papier de verre, puis appliquez l’inhibiteur de rouille RR1550 et enfin l’émail mat à base d’eau Rioverde.

Sur du fer déjà peint, si la peinture est encore en bon état, il est nécessaire de poncer légèrement (grain 220) et d’appliquer un antirouille sur les zones concernées.

Suivre les normes

Malgré les nombreuses possibilités qui s’offrent à ceux qui cherchent un portail, vous devez d’abord vérifier les dispositions du plan local d’urbanisme  et respecter les éventuelles limitations en termes de forme, de taille et de couleur. Il convient également de rappeler que le portail, ouvert ou fermé, ne doit jamais empiéter sur le domaine public.